Depuis le 1er juillet 2026, l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis est entré en vigueur. Pour beaucoup de dirigeants de PME, la question n’est plus de savoir si les droits de douane vont tomber, mais comment vendre outre-Atlantique avec eux. Bonne nouvelle : les règles sont désormais connues.

Les chiffres à retenir

  • Les droits américains sur la plupart des produits européens sont plafonnés à 15 %, sans cumul : voitures, semi-conducteurs, médicaments, bois (Commission européenne).
  • Certains produits restent au tarif normal (NPF) : avions et pièces aéronautiques, médicaments génériques, ressources naturelles introuvables aux États-Unis comme le liège.
  • L’acier et l’aluminium restent taxés jusqu’à 50 % (douane française, mise à jour du 3 novembre 2026) ; Washington doit les ramener sous le plafond de 15 % d’ici fin 2026.
  • Le taux effectif moyen sur les produits européens a atteint 8,5 % en 2025, et les exportations de l’UE vers les États-Unis (hors Irlande) ont reculé de 4,1 % (ING).
  • Malgré tout, l’UE a exporté 555 milliards d’euros de biens vers les États-Unis en 2025, en hausse de 3,5 % (Commission européenne).

Ce que cela signifie pour une PME ou une ETI européenne

Un droit de douane de 15 % se gère : on l’intègre au prix, on le partage avec le distributeur, on ajuste la marge ou l’origine de certains composants. Ce qui se gère beaucoup moins bien, c’est une place perdue chez un client américain. Un acheteur qui a remplacé votre produit en 2025 ne reviendra pas tout seul en 2026.

Trois réflexes à adopter :

  1. Vérifier son code douanier. Selon le produit, vous êtes à 15 %, au tarif normal ou à 50 % pour certains métaux. La différence change tout le calcul.
  2. Parler de valeur, pas de prix. Un client américain accepte une hausse de quelques points si votre produit lui fait gagner du temps, de la qualité ou de la conformité.
  3. Rester présent commercialement. Les entreprises qui ont mis en pause leur prospection pendant la période d’incertitude ont laissé la place à leurs concurrents.

Avec un cadre fixé jusqu’en 2029, l’incertitude n’est plus une raison d’attendre. C’est le moment de relancer les conversations.

Notre approche chez Gershon Consulting

Depuis 2013, Gershon Consulting aide les entreprises européennes à entrer sur le marché américain. Nous définissons avec vous votre client idéal (ICP) aux États-Unis, en tenant compte de ce qui reste compétitif après droits de douane. Nous ouvrons ensuite des rendez-vous qualifiés avec ces décideurs grâce à la prospection LinkedIn et à l’outbound, et nous assurons votre représentation commerciale sur place. Les tarifs se gèrent ; notre rôle est de vous éviter de perdre la place chez vos clients.

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Read this article in English: US tariffs in 2026: what European SMEs need to know


Sources : Commission européenne, accord commercial UE–États-Unis (mise à jour du 27 juillet 2026) ; Douane, mesures tarifaires américaines et européennes en vigueur (mise à jour du 3 novembre 2026) ; ING THINK, The US tariff shock in 2025 vs 2026 (8 avril 2026).